Etudiante en droit, je me désolidarise du dress code de juriste

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Assez particulier comme sujet, vous me direz. Mais à force de me lire, tu dois savoir que je suis assez barrée comme nana. J’ai cette fâcheuse habitude de faire des rétrospectives sur moi même constamment, de sorte à comparer celle que j’ai été, celle que je suis et celle que je veux être. Et ça à tous les niveaux. Dans une de mes énièmes pensées j’ai commencé par réfléchir à mon style vestimentaire. Ce sera donc le topic d’aujourd’hui.

La première chose qu’il faut savoir, c’est que j’aime m’habiller. J’aime le vêtement. Certaines personnes s’habillent pour se couvrir, d’autres pour faire charo moi c’est pour me faire plaisir. J’ai toujours aimé ça, et imaginé des tenues. Enfant, je n’avais pas le choix de ce que portais mais ma mère a très bon goût donc il n’y avait pas de problèmes particuliers. J’étais le genre d’enfant habillé très classiquement, c’est à dire robe droite ou légèrement évasée, chaussettes à volant et ballerines à sangle, couvert d’un manteau trois quart vert émeraude avec la capeline qui va avec. Avec mes soeurs on était littéralement les poupées de notre mère. Entre Tartine et Chocolat, Jacadi, Sergent Major et les Galeries Lafayette, maman se faisait plaisir en nous habillant. C’est sans aucun doute elle qui m’a transmis le goût du vêtement, même si aujourd’hui elle n’est pas toujours en phase avec mes choix vestimentaires. Il était important pour elle, que l’on soit présentable. Adolescente, si ma tenue ne lui plaisait pas elle me laissait à la maison et sortait sans moi.  J’ai donc très tôt compris que l’apparence est importante, parce que c’est sur ce que voient les gens de vous qu’ils vous jugent.

À 14 ans, j’ai commencé à explorer les styles, à chercher de l’originalité, tout en gardant bon goût (je crois). Je n’hésitais pas à faire les soldes rayon homme, pour trouver des chemises qu’on a appelé par la suite « oversize ». Bon il y a eu des casseroles, mais j’ai essayé. Je prenais mon inspiration surtout sur les écrans, dans les télé réalités américaines qui passaient sur MTV ou dans les séries et films. Je pense au style de Vanessa Hudgens, des Danity Kane ou d’Aria dans Pretty Little Liars. J’ai commencé les friperies au même âge. Mais finalement je suis toujours restée aux bases que maman avait posé, au classique. De toute manière les basics sont efficaces.

Et puis je suis arrivée à la fac, j’ai adoré. J’étais dans mon élément puisque tout le monde était classique. Long manteau noir ou camel, chemise blanche fluide, jupe haute ou pantalon à pince, montre au poignet, bottines sobres… Je suis arrivée à la fac et je n’aimais plus les couleurs. Ma garde robe se limitait à du noir, du jeans, du blanc, gris et toutes les teintes foncées. Si je voulais une touche de rouge, je portais du rouge bordeaux, si je voulais une touche de vert, je portais du vert bouteille et ce, jusqu’à la couleur de mes ongles. C’est toujours un peu vrai aujourd’hui mais j’y travaille. Si j’adore le style  classique, le style independant woman sur haut talon, le classique basic m’a vite ennuyé. Je ne supportais plus d’être habillée comme tout le monde à vrai dire. Vous savez c’est un certain code, je crois même pouvoir reconnaitre à l’oeil nu un étudiant en droit juste en fonction de son look. À ce moment là, je n’avais plus l’impression de prendre plaisir à m’habiller puisque j’avais fait toutes les combinaisons et tenues possibles. C’était comme porter un uniforme.  Alors je me suis ré inventée petit à petit. J’ai jeté les derbys et mocassins pour des baskets comfy qui restent habillées. Histoire d’être à l’aise.  De sorte à adopter finalement un réel style street wear.

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Aujourd’hui mon coeur balance entre plusieurs styles vestimentaires parce que j’aime me réinventer. C’est un peu bizarre comme phrase mais je ne sais pas comment l’expliquer autrement. Ce que j’ai compris, c’est qu’aujourd’hui plus qu’avant l’habit ne fait pas le moine. Tu peux croiser des jeunes filles sobres et classiques, dont le dress code s’apparente à une femme d’affaire qui ne savent pas construire un raisonnement et une nana en sweat reebok vintage qui travaille sur son mémoire. Lorsque je dis que je me désolidarise du dress code de juriste, c’est surtout que je ne me limite plus à lui. Je reviens à cette base uniquement lorsque je veux que l’on me voit sous cette casquette. Parce qu’il y a une chose aussi que les étudiants en droit oublient, mais ça c’est parce que l’on passe beaucoup de temps sur les bancs de la fac, c’est que l’on n’est pas uniquement juristes. Personnellement je suis juriste, fille de quelqu’un, soeur, femme, militante, amoureuse de la musique, fêtarde, enquêtrice lorsqu’il le faut, lectrice, auteure et un nombre incalculable d’autres choses. J’aime l’art avant tout, et j’ai décidé de le faire entrer un peu plus dans ma vie. Histoire de ne pas faire de burn out comme la majorité des costards cravates de La Défense, qui poussent les gens avec un léger « excusez-moi » dans les escalators des Quatre temps.

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